jeudi 31 mai 2007
« En ce temps-là je lisais Harry Potter mais j’avais des pensées d’adultes. On m’avait mis un pyjama bleu pour m’en dissuader et j’admets volontiers que j’avais l’air d’un con »
Le premier roman de Riwoal, « En route vers le clochard », est sorti en librairie le 20 mars 2007 au prix de 12 euros. Il a été publié par les éditions L’Altiplano dans la collection « Noir & Blanc ».
Pensionnaire à Sainte-Anne, le narrateur, dans son pyjama bleu, ce « déguisement » qui s’est transformé en « costard pour la vie », nous raconte son expérience de l’hôpital et sa vision du monde extérieur avec un cynisme et une ironie décapants, qui ne masquent toutefois pas complètement une certaine dose de sensibilité.
Dans un style résolument moderne et sans concession mais non dénué de poésie, l’auteur manie le verbe avec facétie, faisant du plaisir de la langue une préoccupation constante de son narrateur.
« D’ailleurs cette immersion dans la thérapie avait une bonne influence sur mon état d’esprit lexical comme put le constater le personnel soignant. J’avais déjà beaucoup moins “envie de me flinguer”, je voulais désormais “m’administrer une balle thérapeutique”. Les infirmières n’aimaient pas trop mon humour j’ai remarqué, “on plaisante pas avec ces choses-là”, qu’elles ronchonnaient. »
M. Riwoal est un malade caustique, conscient des limites de l’institution dont il joue le jeu avec une paresse parfois joyeuse, parfois lugubre, parfois les deux à la fois.
Un pied dans la tombe, un pied dans l’humour, il semblerait bien que la totalité du discours raisonné de la folie soit le seul à même de restituer l’absurdité et la douleur d’être, que l’on soit hors des murs ou dedans.
David Olivier est auteur invité au salon jeunesse de Trouville qui se déroulera ce week-end, samedi et dimanche 1er et 2 juin à la médiathèque de Trouville-sur-Mer.
mercredi 30 mai 2007
À la veille du G8 d’Heiligendamm, s’ouvre demain jeudi 31 mai, au Ritz Carlon Hôtel d’Istanbul, le meeting annuel du groupe Bilderberg.
Outre les membres de marque américains que sont David Rockefeller ou Henri Kissinger, on retrouvera les habitués français tels que Bertrand Collomb, P-DG de Lafarge, Henri de Castries président du directoire d’AXA, ou encore Nicolas Beytout, le directeur de la rédaction du Figaro.
On pourra noter cette année la présence du président de la commission européenne, José M. Barroso, du gouverneur de la banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet. À noter que le tout nouveau ministre des affaires étrangères français, Bernard Kouchner, devrait également faire partie des participants.
La grande particularité de cette année tient dans le lieu où se déroule le meeting. Le fait de l’organiser en Turquie est un symbole fort que lancent les membres du groupe Bilderberg à l’Europe dans la mesure où le Bilderberg a toujours été un groupe strictement euro-américain.
Le groupe Bilderberg est, avec la commission Trilatérale, l’un des groupes de rencontres internationaux sur lesquels s’est penché Michael Gama. Il a rendu compte de son enquête dans « Rencontres au sommet ».
« Rencontres au sommet : quand les hommes de pouvoir se réunissent », sorti en librairie en avril dernier, est paru aux éditions L’Altiplano (Paris).
En parallèle de rencontres très médiatisées entre les plus hauts dirigeants économiques et politiques de la planète, telles que le G8 ou le forum de Davos, il existe d’autres espaces de rencontres méconnus. Le meeting du groupe Bilderberg est un de ceux qui réunit des commissaires européens, des responsables d’institutions internationales, des patrons de multinationales, des hommes politiques de droite et de gauche, des directeurs de rédaction de grands médias : en somme, des personnalités du monde entier qui toutes occupent les plus hautes fonctions dans leurs secteurs respectifs. Mais que s’y passe-t-il réellement, qui en sont les participants et dans quel but se retrouvent-ils ensemble ? C’est sur ces questions que Michael Gama tente de nous éclairer.
Le brouillard qui entoure ces organisations est propice aux fantasmes. L’auteur commence par faire un sort aux théories du complot, qui y voient l’action des Juifs, des Templiers, ou même des extraterrestres. Puis il nous livre la transcription de ses entretiens avec plusieurs des participants, experts invités et participants haut placés.
On découvre ainsi, au fil de son étude, les personnalités des membres de ces groupes, leur raison d’être, leur fonctionnement, et comment, sous le vernis déjà écaillé des démocraties, les élites tentent de diriger le cours du monde dans le sens de leurs intérêts. Mais l’auteur avance plus ici des faits et des constats qu’il ne porte de jugements. Car, en ces temps où les élites sont au cœur du débat, ces questions sont de celles dont doivent s’emparer les gens ordinaires.
vendredi 11 mai 2007
Elie Escondida, coauteur de
Face à la police / Face à la justice sera invité sur l'émission diffusée en direct,
La Philanthropie de l’ouvrier charpentier, le samedi 19 mai de 10h à 11h30 (Radio Libertaire, sur les ondes fm en région francilienne : 89.4, ou sur Internet à l'adresse :
http://rl.federation-anarchiste.org/sommaire.php3).
La Fnac.com vient d'attribuer un "coup de coeur" à Nel.
vendredi 4 mai 2007
La revue
Dissidences contient une critique de l'ouvrage de Léon de Mattis,
"Mort à la démocratie".
Pour en prendre connaissance,
cliquez-ici.
Le journal Respublica contient un article sur Fières d'être putes.
Pour le lire,
cliquez-ici.
jeudi 3 mai 2007
Le numéro de l'hebdomadaire
Politis sorti en kiosque aujourd'hui contient un article sur Face à la police / Face à la justice.
Cliquez-ici pour en prendre connaissance.
Elie Escondida et Dante Timélos, les auteurs de Face à la police / Face à la justice font partie des auteurs invités de la journée du livre "Police, justice, médias" de Chaville, samedi 5 mai (sous la présidence de Robert Badinter).
Entrée libre - De 11h à 18h - Atrium de Chaville, 3 parvis Robert Schuman, 92370 Chaville - Renseignements : 01.47.09.70.75
La Fnac vient de décerner un nouveau coup de coeur pour un ouvrage de L'Altiplano. Est concerné cette fois-ci le guide de self-défense juridique d'Elie Escondida et de Dante Timélos.
Ce qu'en pense notamment un libraire de la Fnac :
Alors que sous couvert d'une insécurité douteuse on bafoue chaque jour un peu plus les libertés individuelles, ce guide s'impose comme un outil de résistance face aux zelés partisans de l'ordre qui sacrifient nos droits sur l'autel sécuritaire.
Benjamin, libraire à la Fnac Amiens